Selon l'indicateur Chausson Finance, publié le 6 mars 2006, les montants investis dans le capital-risque en France durant le second semestre 2005 ont atteint 383 millions d'euros, en croissance de 28% par rapport au premier semestre. Ce qui en fait le « troisième meilleur semestre de l'histoire du capital-risque français ».
La hausse globale sur l'année demeure modeste avec 3.5 % soit un montant total de 681 millions d'euros. Mais pour la première fois depuis l'éclatement de la « bulle technologique », les investissements en capital-risque ont dépassé leur niveau de 2001 (661 millions d'euros) et prouvent le réveil du secteur après cinq années de déclin.
« On sent depuis six mois un changement d'attitude de la part des investisseurs », affirme Christophe Chausson. Cela grâce « à de belles sorties avec des multiples supérieurs à 5 fois qui ont validé le modèle ».
Preuve de la confiance retrouvée du secteur, les financements précoces (early stage) ont redécollé au second semestre 2005 (+ 61 %). En revanche, l'amorçage (10 % du total) reste atone.
Les TIC constituent le plus gros secteur d'investissement, avec 146 millions d'euros. Il se répartit entre le secteur Internet qui, avec 68 millions, progresse le plus (+ 195%), et fait jeu égal celui des logiciels (71 millions) ; les Telecoms représentent 37 millions. Le secteur de la santé (biotechnologies + médical devices) est à 121 millions.
Ce regain d'appétit pour les « jeunes pousses » au premier stade de leur développement devrait trouver de quoi se nourrir dans les mois à venir. En effet, les derniers chiffres sur la création d'entreprises en France sont prometteurs (+ 14.2 % en janvier 2006 par rapport à janvier 2005).