DOSSIER : Les incubateurs dans le monde

Les incubateurs dans le monde. Principes, actions, résultats ... l'exemple chinois

 

La France n'est pas le seul pays, ni même le premier, à avoir mis en place le système des incubateurs d'entreprises innovantes. Apparus dans les années 60 aux Etats-Unis, ils se nomment "Business Incubators". Comme en France, les projets sont sélectionnés en fonction de plusieurs critères : faisabilité, innovation, porteur du projet ... Un certain nombre de services sont alors mis à leur disposition : locaux, coaching, business plan, accompagnement, service administratifs, réseaux, conseils en propriété industriel ...

Dans le système français, les "Business Incubators" sont plutôt comparables aux pépinières d'entreprises ou technopôles. Alors que les Incubateurs issus de la loi sur l'innovation sont généralement nommés "Public Incubators". Dans ces cas là, il est précisé que ceux-ci sont en lien avec les Universités et la recherche et qu'ils valorisent celle-ci.

 

Nous traiterons, dans ce dossier, les différentes visions du système d'incubation à travers le monde. Les points forts, les actions et les résultats, les modes de fonctionnement et le positionnement de chacun. Nous traiterons en premier lieu le système chinois.

 

Pays à fort potentiel, avec de grandes perspectives de développement, les incubateurs y existent depuis la fin des années 80, et, à ce jour, la Chine en compte déjà 548. Le ministère a rapporté sur son site Internet que les incubateurs ont aidé à créer 19 896 entreprises dans le secteur des hautes technologies (41 434 entreprises, tous domaines confondus), dont 569 ont réalisé un chiffre d'affaires annuel de plus de 13,7 millions de dollars. En outre, 53 entreprises ont été cotées sur des bourses nationales ou étrangères.

 

Très orientés High Tech, les incubateurs chinois évoluent vers l'accompagnement dans tous les domaine, pour valoriser la recherche et le développement du pays.

Les services d'accompagnement s'étendent plus précisément sur deux points : la recherche et le marché. Il commence dès la conception du projet, la recherche jusqu'à l'introduction en Bourse. L'incubateur répond aux besoins tout au long du processus de création et de développement de l'entreprise : capitaux, formalités administratives, hébergement, marché, expertise juridique etc...

 

Il existe deux types d'incubateurs : un système public, à but non lucratif et un système à caractère commercial. Le système public correspond sur certains points aux principes des incubateurs labellisés par le Ministère chargé de la recherche en France :

 

  • Aider les entreprises nouvellement créées, dont les moyens sont très faibles,
  • Assurer la mission de service public, et prendre la responsabilité de promouvoir l'intérêt public,
  • Non gouvernemental,
  • Accepter le soutien des autorités publiques,
  • Indépendant du pouvoir public,
  • Avoir un positionnement intermédiaire entre le pourvoir public et l'entreprise.

 

Leurs missions :

  • Soutien au développement des entreprises technologiques innovantes,
  • Formation des entrepreneurs technologiques,
  • Valorisation des résultats de recherches technologiques,
  • Sortie des entreprises de haute technologie bien réussies

Leurs résultats:

Taux de transfert de technologie élevé :

  • Niveau moyen national : 25-30%,
  • Entreprises accompagnées : plus de 70%.

Taux de réussite : la survie des jeunes entreprises PME passant de moins de 30 % à plus de 80%.

 

La Chine continue de favoriser l'entrepreunariat en facilitant également le financement de la création des entreprises. Le gouvernement chinois a annoncé la création d'un fonds de capital risque doté de 270 millions de dollars. Ces fonds seront destinés à financer l'innovation et la création d'entreprises dans les hautes technologies du nord du pays.

Au-delà de l'accompagnement des incubateurs, les entreprises qui y sont hébergées, bénéficient également de dégrèvements fiscaux.

 

Liang Gui, officiel du ministère des Sciences et Technologiques, a déclaré que son ministère prévoyait la création de près de 1 000 incubateurs qui aideraient plus de 50 000 entreprises, ce qui devrait permettre de créer plus d'un million d'opportunités de travail d'ici 2010.

 

Sources : http://www.capitalsocial.fr, http://french.peopledaily.com.cn